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XIèmes Rencontres de la C.R.I.E.E. 30 et 31 mai 2008 - Cercle Colbert - 4, rue Noël - REIMS  Faire « l’expérience de la folie » renverrait en premier lieu chacun à l’énigme de l’Inconscient que l’invention freudienne a défriché mais qui nous revient toujours de façon inédite et bouleversante... (Lire la suite plus bas) Renseignements et Inscriptions Patrick Chemla - Gérard Rodriguez Centre de Jour A. Artaud 40, rue de Talleyrand - 51100 Reims Tél. : 03.26.40.01.23 - Fax. : 03.26.77.93.14
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Au Programme :
- Vendredi 30 Mai 2008 - matin (9h00 - 12h30) Politique de l'expérience Président : Jacques Barbier, psychiatre et psychanalyste (Reims) Discutant : Roger Ferreri, psychiatre ou psychanalyste (Evry) Ouverture : Émile Lumbroso, psychologue (Reims) Transparence, aveuglante clarté Patrick Coupecboux, journaliste (Paris) Du fou à l'individu Hervé Bokobza, psychiatre et psychanalyste, médecin directeur de la clinique de Saint-Martin de Vignogoul (Montpellier) Le marrane est-il nostalgique ? Jean Oury, médecin directeur de la clinique de La Borde (La Borde) La politique et le Politique Institutionnel après-midi (14h00 - 17h30) Atelier n°1 : Expression et création Animateur : Thierry Delcourt (Reims) Atelier n°2 : La clinique à l'épreuve du politique Animateur : Eric Wargny, pédopsychiatre-praticien hospitalier (Reims) Atelier n°3 : La clinique à l'épreuve des institutions Animateur : Yacine Amhis, psychiatre (Reims) Atelier n°4 : Le transfert à plusieurs Animateur : Pierre Demougeot, psychiatre et psychalyste (Reims) - Samedi 31 Mai 2008 - matin (9h30 - 12h30) Le transfert à l'œuvre Présidente : Annie Douce, psychiatre et psychalyste (Reims) Discutant : Thierry Delcourt, psychiatre et psychalyste (Reims) Patrick Faugeras, psychalyste (Paris) Face à ce qui se dérobe... Simone Molina, psychalyste, fondatrice du Point de Capiton et Inter-s-tisse (Avignon) Il y a Folie et "folies"... Françoise Attiba, psychologue et psychalyste (Reims) Sous la réalité, le réel après-midi (14h00 - 17h00) Épreuve de la folie Président : Émile Lumbroso, psychologue (Reims) Discutant : Jean Pierre Lehmann, psychiatre et psychalyste (Paris) Patrick Chemla, psychiatre et psychalyste (Reims) La folie du collectif Olivier Grignon, psychiatre et psychalyste (Paris) Peut-on réduire l'analyse à son ultime ? Jean-Claude Polack, psychiatre et psychalyste (Paris) Faire « l’expérience de la folie » renverrait en premier lieu chacun à l’énigme de l’Inconscient que l’invention freudienne a défriché mais qui nous revient toujours de façon inédite et bouleversante. Enjeu d’une analyse infinie qui se relance à chaque rencontre transférentielle pour peu que le psychanalyste, le thérapeute s’y prête ; autrement dit qu’il soit prêt à se découvrir en traversant les résistances nombreuses qui obturent ce mouvement. Celles qui proviennent du social semblent actuellement massives et évidentes avec le renforcement des hiérarchies et corporatismes qui accentuent les clivages, et surtout la tendance lourde à suturer « le malaise dans la culture ». Le fantasme délirant d’un hygiénisme et d’une prévention généralisée articulé aux « techniques disciplinaires » et aux réponses médica-menteuses produirait ainsi l’espoir insensé d’en finir avec la folie, la maladie et pourquoi pas la mort. Ce symptôme social est à prendre au sérieux car au-delà des prétendues garanties et accréditations qui visent au nom du Bien à supprimer le risque de la rencontre, il s’agit de prendre la mesure d’une véritable emprise sur les processus de subjectivation. Les institutions soignantes se retrouvent ainsi « normalisées » et nous avons vu avec « l’affaire des psychothérapies » que certains psychanalystes pouvaient se satisfaire, voire désirer « un abri dans la loi ». Comment pourtant ne pas voir que les lois en question ne font que renforcer « l’empire de la norme » et les mesures d’exception pour les fous et les irréductibles ! Notre enjeu ne vise pas non plus à espérer un échec trop rapide de l’Idéologie dominante, même si nous pouvons nous mobiliser pour endiguer les folies les plus graves comme l’ont montré des pétitions récentes (« pas de zéro de conduite pour les moins de trois ans ») ; ni à croire à une abolition des résistances perçues à tort comme des obstacles ce qui serait une autre façon d’en finir avec le « malaise ». Il s’agirait plutôt de relancer sans cesse une traversée de ce qui, au plus intime de chacun, fait obstacle ou empêchement à la rencontre et qui peut nous exposer enpremier lieu à l’angoisse, au ridicule, ou à des affects tels que la honte et la haine lorsque nous nous confrontons au Réel dans les turbulences du transfert psychotique. Dans ces parages, nous aurions à renoncer au leurre séducteur d’un « savoir par avance », quand bien même il puiserait aux meilleures sources pour privilégier « la parole vraie » et le geste nécessaire. Encore faut-il sans cesse subjectiver les théories analytiques pour se fabriquer sa « boite à outils conceptuels » qui se trouvera malmenée à chaque fois, et puis surtout se risquer à la rencontre de la folie : celle du patient mais aussi celle du thérapeute qui aura bien souvent à supporter d’être deviné et analysé. Il paraît alors essentiel de faire valoir les succès et les guérisons que la méthode analytique peut produire à la condition de soutenir une telle mise désirante. Car il s’agit que la fonction analytique soit tenue sans la réserver à un corps de spécialistes qui loin d’en être les concessionnaires exclusifs auraient plutôt à soutenir leur désir d’analyste et une éthique de l’énonciation. |